10 destinations où les animaux ont vraiment des droits
- manonlzchauvin
- 31 juil.
- 13 min de lecture
Dans un dernier article, assez récent, j"expliquais pourquoi je préfère le mot défendre au mot protéger. Protéger, ça sous-entend qu'on est au-dessus, qu'on décide, qu'on accorde une faveur qu'on peut reprendre. Défendre, ça veut dire reconnaître que l'animal a des droits et qu'il compte pour lui-même.

Et il y a des endroits sur cette planète où cette différence-là entre rendre service au vivant et reconnaître ses droits n'est plus une question de vocabulaire, elle est inscrite dans la loi, dans des constitutions, dans des jugements de tribunaux qui tranchent en faveur d'une rivière, d'un singe, d'une forêt.
Et puis il y a quelque chose de plus profond, de plus ancien : les mentalités. Parce qu'un pays peut très bien inscrire de beaux principes dans ses textes sans que rien ne change dans la réalité : la France en est l'exemple parfait. Et à l'inverse, il existe des communautés où aucune loi n'oblige à respecter les animaux, mais où on les respecte quand même, depuis des siècles, parce que c'est inscrit dans la culture, la spiritualité, la façon de voir le monde.
En France, justement, on reconnaît depuis 2015 que les animaux sont des "êtres doués de sensibilité". Joli sur le papier hein ? Sauf qu'en mai 2026, une femme qui avait noyé son chien en le maintenant sous l'eau plus d'une minute a écopé de quatre mois de prison avec sursis, pas un jour de prison ferme. (Source : JSS / association YouCare, 2026) Le président de l'association qui suivait l'affaire l'a résumé sans détour : aux yeux de la loi française, un animal reste, au fond, un objet. Alors on peut se poser la question : à quoi bon être "sensible" aux yeux de la loi, si personne ne défend vraiment cette sensibilité ?
Voici dix destinations où le vivant a cessé d'être une propriété que ce soit par la loi, par la culture, ou par les deux. Et surtout, ce que ça change concrètement pour les animaux, et pour toi qui voyages là-bas.
Deux précisions honnêtes avant de commencer. D'abord : aucun de ces endroits n'est un paradis. Avoir des droits sur le papier et être parfaitement respecté dans les faits, ce sont deux choses différentes mais chacun a posé une pierre qui compte. Ensuite : je suis spécialisée dans la faune sauvage, et c'est d'elle que je vais surtout parler. Et parce qu'il faut être lucide : même dans ces pays inspirants, il existe une catégorie d'animaux qui reste presque partout le grand oublié : les animaux d'élevage. Le cochon, le bœuf, le mouton, exploités par l'homme pour sa consommation. Cette réalité-là existe aussi dans presque tous les pays de cette liste. À une exception près, et pas des moindres, j'y viendrais ;)
1. L'Équateur, le pionnier absolu

C'est le point de départ de tout. En 2008, l'Équateur est devenu le premier pays au monde à inscrire les droits de la nature dans sa constitution. Petite explication utile : la constitution, c'est le texte le plus important d'un pays, celui qui définit ses règles fondamentales et auquel toutes les autres lois doivent obéir. Mettre les droits de la nature dedans, c'est donc leur donner le plus haut niveau de protection qui existe. L'article 71 reconnaît à la Pacha Mama (la Terre Mère) le droit au respect de son existence et à la régénération de ses cycles vitaux.
Et ces droits ne sont pas restés sur le papier : en 2011, le fleuve Vilcabamba a gagné un procès contre un projet de route qui déversait ses gravats dans son lit. Première victoire judiciaire d'une rivière au monde ! En 2021, la Cour a interdit l'exploitation minière dans la forêt de Los Cedros au nom des droits de la nature. Et surtout, en janvier 2022, avec l'affaire Estrellita, une guenon retirée à sa propriétaire après 18 ans de captivité : saisie de force par les autorités, elle meurt un mois plus tard dans un zoo. Sa mort pousse la Cour constitutionnelle à reconnaître, en 2022, des droits juridiques à tous les animaux sauvages. Cela fait de l'Équateur le premier pays à reconnaître des droits juridiques aux animaux sauvages en tant que sujets. Le jugement leur accorde le droit d'exister, de développer leurs instincts, et d'être protégés de la chasse, de la capture et du trafic.
Ce que tu peux y vivre : l'Équateur reste pour moi l'un des territoires les plus bouleversants qui soient. Les Galápagos, d'abord, l'un des rares endroits au monde où la faune n'a jamais appris à craindre l'humain, dans un cadre strictement réglementé (nombre de visiteurs limité, guides certifiés obligatoires). Et l'Amazonie équatorienne, avec des lodges gérés directement par les communautés Kichwa, où l'argent de ton séjour finance la surveillance du territoire contre l'orpaillage et la déforestation. Tu observes des aras, des singes, des dauphins roses, libres, chez eux, sur leurs propres terres (ou dans leurs propres eaux).
2. La Bolivie, la Terre Mère dans la loi

La Bolivie a emboîté le pas à l'Équateur en 2009 avec sa nouvelle constitution, puis a adopté en 2010 une Loi des Droits de la Terre Mère, renforcée par une loi-cadre en 2012 (c'est-à-dire une loi qui pose de grands principes destinés à guider toutes les autres, un peu comme une colonne vertébrale juridique). Ce que dit cette loi, en substance : la Terre est un être vivant dont les humains font partie, au même titre que les animaux, les plantes et les rivières. En gros, on est pas les propriétaires, juste une espèce parmi d'autres.
Ce que tu peux y vivre : en Bolivie, j'ai vu des paysages primitifs au sens premier du terme, des endroits où l'on ne sent aucune trace de l'homme. Il y a même des sites où l'on marche à côté d'empreintes de dinosaures fossilisées, où l'on a l'impression que l'humain s'est tout simplement extrait de ce monde-là. C'est bouleversant à voir ! Le parc national Madidi, accessible depuis Rurrenabaque, est considéré comme l'une des zones les plus riches en biodiversité de la planète. Dans les pampas, on observe des loutres géantes, parmi les plus rares au monde, des caïmans, des dauphins roses, depuis une pirogue, sans nourrissage ni manipulation. Les opérateurs communautaires reversent une part de leurs revenus à la préservation de ces zones.
3. Le Costa Rica, le pays qui a fermé ses zoos

Le Costa Rica a fait quelque chose que presque aucun pays n'a osé faire. Après avoir inscrit dès 1994 le droit à un environnement sain dans sa constitution, puis interdit la chasse sportive en 2012 et adopté une loi sur la faune sauvage en 2013, il est allé au bout de sa logique. En mai 2024, il est devenu le premier pays au monde à fermer ses zoos publics.
Concrètement : près de 300 animaux : jaguars, singes-araignées, paresseux, crocodiles, tortues ont été retirés des deux derniers zoos d'État (le zoo Simón Bolívar à San José et le centre de Santa Ana) et transférés vers des centres de réhabilitation. (Sources : ministère de l'Environnement du Costa Rica ; La Presse, mai 2024). Le ministre l'a formulé simplement : la captivité ne se justifie que lorsque l'animal ne peut pas retourner en liberté.
Ce que tu peux y vivre : tu ne visiteras pas de zoo (ça coule de source) mais tu pourras soutenir des centres de sauvetage qui soignent et relâchent les animaux blessés (à choisir avec discernement, les meilleurs limitent au maximum le contact humain pour préserver les chances de réintroduction). Et surtout, tu observeras une faune libre et vivante, sur son propre territoire, dans les parcs nationaux de Corcovado, Tortuguero ou Manuel Antonio pour ne citer que les plus célèbres.
4. L'Inde, entre spiritualité millénaire et statut juridique

L'Inde est le parfait exemple d'un pays où les mentalités précèdent les lois de plusieurs millénaires. Le principe d'ahimsa (la non-violence et le respect de toute forme de vie) est au cœur de l'hindouisme, du bouddhisme et du jaïnisme depuis plus de deux mille ans. Les textes traditionnels indiens considèrent que les animaux ont une âme et cheminent, comme nous, vers la réalisation spirituelle à travers les réincarnations. L'Inde est d'ailleurs l'un des seuls pays au monde à avoir inclus le devoir de compassion envers les animaux dans sa constitution (1950).
Sur le plan juridique, le pays a posé des actes forts : interdiction des cirques avec animaux sauvages, puis en 2013, reconnaissance des dauphins comme "personnes non-humaines" : le ministère de l'Environnement jugeant "moralement inacceptable" de maintenir en captivité des êtres d'une telle intelligence. Résultat : interdiction des delphinariums. Ciao, bye-bye.
Honnêteté oblige : l'Inde moderne est pleine de contradictions, et la réalité vécue par beaucoup d'animaux, notamment d'élevage, est loin de cet idéal. Mais disons que la matrice culturelle, elle, est unique au monde.
Ce que tu peux y vivre : l'observation des tigres du Bengale dans les réserves du Madhya Pradesh (Kanha, Bandhavgarh) ou de l'Uttarakhand. Le Project Tiger, lancé en 1973 quand il ne restait que 1 500 tigres, en compte aujourd'hui 3 682 selon le dernier recensement officiel (NTCA, 2022), l'Inde abrite plus de 70 % des tigres sauvages du monde. Toujours avec des guides locaux, dans les réserves protégées, sans jamais forcer la rencontre.
5. Le peuple Bishnoï, l'antispécisme avant l'heure

Je fais une place à part pour celui-ci, parce qu'il m'émeut profondément et que presque personne ne le connaît.
Dans le désert du Thar, au Rajasthan, vit une communauté d'environ un million de personnes qui pratique le respect absolu du vivant depuis le XVe siècle : les Bishnoïs. Leur fondateur, Jambheshwar, a édicté en 1485 vingt-neuf règles de vie (bish-noï signifie "vingt-neuf" en hindi) dont plusieurs portent sur la protection des animaux et des arbres. Chez les Bishnoïs, on ne fait aucune différence entre l'humain et l'animal. Ils sont végétariens stricts et réservent chaque année un dixième de leur récolte pour nourrir la faune sauvage. Amen !
Un détail qui en dit long sur leur cohérence : les Bishnoïs refusent de garder des chiens comme animaux domestiques. Ils estiment qu'attacher un chien à l'humain risquerait d'en faire un prédateur pour les gazelles sauvages qu'ils protègent. Plutôt que de domestiquer un animal pour leur propre confort, ils préfèrent préserver l'équilibre de la faune libre, voili voilou, le sauvage passe avant leur convenance personnelle.
Et ça ne s'arrête pas là : petite histoire que j'ai reçu de mon professeur en interculturalité : en 1730, dans le village de Khejarli, 363 Bishnoïs se sont fait tuer en enlaçant les arbres que les soldats du maharaja venaient abattre : c'est le seul cas connu dans l'histoire de l'humanité où des personnes ont donné leur vie pour des arbres. Et aujourd'hui encore, la communauté compte une quinzaine de martyrs contemporains, morts en s'interposant entre un braconnier et une gazelle. Ah oui, et j'allais oublier : les femmes bishnoïes allaitent les faons orphelins. (Sources : Franck Vogel, photojournaliste ; Fondation GoodPlanet ; Wikipédia). On va faire un tour chez les Bishnoïs ?
Ce que tu peux y vivre : les villages bishnoïs se trouvent à une trentaine de kilomètres de Jodhpur, dans le Rajasthan. On y accède facilement depuis la ville, soit avec un chauffeur privé, soit (et c'est ce que je recommande) dans le cadre d'un circuit organisé avec un guide local qui connaît la communauté et travaille en lien avec elle. Ces visites encadrées permettent de rencontrer les habitants avec respect, de comprendre leur mode de vie et de soutenir leurs centres de sauvetage animalier. Sur place, on observe ce que presque aucun endroit au monde n'offre : des gazelles chinkara, des antilopes cervicapra (des daims noirs) des paons, qui déambulent librement au milieu des humains, sans crainte parce qu'ils savent qu'on ne leur fera aucun mal. C'est, à ma connaissance, le seul endroit de cette liste où même les animaux ne sont ni chassés, ni élevés, ni exploités. Le rêve d'un monde vraiment antispéciste, en vrai.
6. La Nouvelle-Zélande, protéger le territoire, c'est protéger les animaux

La Nouvelle-Zélande a réalisé en 2017 une première mondiale : le fleuve Whanganui est devenu le premier cours d'eau au monde à obtenir une personnalité juridique. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que ça implique implicitement mais concrètement des droits pour les animaux. Donner des droits à un fleuve, à une montagne ou à une forêt, c'est protéger l'habitat de tous les êtres qui y vivent. Un fleuve qu'on ne peut plus polluer, c'est un fleuve où les poissons prospèrent, où les oiseaux se nourrissent, où l'écosystème entier respire. Cette approche vient de la vision maorie du monde, où la nature n'est pas une ressource mais une famille, un ancêtre et où l'humain n'est pas au-dessus du vivant, mais dedans.
Ce que tu peux y vivre : la Nouvelle-Zélande est un sanctuaire pour des oiseaux qu'on ne voit nulle part ailleurs : le kiwi, emblème du pays, le kea (le seul perroquet de montagne au monde), le rarissime kakapo. Sur la péninsule d'Otago, on observe des colonies d'albatros royaux, de manchots aux yeux jaunes et d'otaries à fourrure, dans le respect de règles strictes. À Kaikoura, l'observation des cachalots (présents toute l'année) et des baleines à bosse est encadrée par des opérateurs souvent maoris, dont l'activité finance directement la recherche marine. Et dans les eaux du sud, on croise le dauphin d'Hector, l'un des plus petits et des plus rares du monde.
7. Le Panama, le Vivant reconnu comme communauté

En 2022, le Panama a adopté une loi qui accorde à la nature (et donc aux animaux qui la composent) les mêmes droits qu'aux humains, aux entreprises et aux gouvernements. Le texte affirme que les humains et les non-humains forment désormais "une communauté unique, indivisible et autorégulée d'êtres vivants et d'écosystèmes liés les uns aux autres." Autrement dit : l'animal n'est plus en dehors du droit, il en fait partie, comme membre de la même communauté que nous.
Ce que tu peux y vivre : le Panama est un pont biologique entre deux continents, d'une richesse faunistique folle. Le parc national de Coiba, ancienne île-bagne devenue réserve marine classée UNESCO, offre l'une des plus belles observations sous-marines du Pacifique avec raies mantas, requins de récif, tortues, dans une zone strictement protégée. J'ai eu la chance de découvrir la jungle du Darién lors de plusieurs jours de trek, une des forêts les plus denses et les plus intactes des Amériques, où vivent des harpies féroces (l'un des plus grands rapaces du monde), des jaguars ou encore des tapirs.
8. La Colombie, un pays qui respecte le vivant, du droit au terrain

En Colombie, le respect des animaux se lit à plusieurs niveaux. Sur le plan du droit, le pays a reconnu plusieurs écosystèmes comme "sujets de droits", c'est-à-dire des entités que la loi protège pour elles-mêmes, comme elle protégerait une personne. Le fleuve Atrato en 2016, puis d'autres. Mais au-delà des textes, c'est un pays où l'observation de la faune est devenue un pilier économique qui donne une valeur concrète aux animaux vivants, encore une fois et pardon si je me répète mais bien plus rentables observés que chassés.
Ce que tu peux y vivre : j'ai eu la chance d'y voyager, et la Colombie est tout simplement le pays le plus riche du monde en espèces d'oiseaux avec près de 2 000 espèces. Autour de Leticia, en pleine Amazonie, l'écotourisme communautaire avec les peuples Tikuna permet d'observer des singes, des dauphins roses, une avifaune spectaculaire et fait vivre les communautés qui protègent la forêt. Les Andes colombiennes pour les colibris et les ours à lunettes : partout, l'animal libre est devenu une raison de préserver plutôt que de détruire.
9. Le Chili, pionnier de la protection des cétacés

Le Chili a été l'un des tout premiers pays au monde à agir sur la captivité. Depuis 2005, la capture, l'importation, la commercialisation et l'exhibition de cétacés en captivité y sont purement et simplement interdites, une mesure étendue aux manchots et aux otaries pour couper court au trafic. Le pays a aussi interdit les cirques avec animaux sauvages et une nouvelle constitution en débat a proposé de reconnaître les droits des animaux et de la nature.
Ce que tu peux y vivre : le Chili, c'est un souvenir qui me serre encore le cœur. J'ai une très grande tendresse pour ce pays, y a un truc viscéral que j'explique pas car en soi soyons honnêtes c'est moins riche faunistiquement parlant que d'autres pays. Lors d'une excursion entre glaciers et fjords de Patagonie, on a vu surgir des baleines, majestueuses, dans un énorme silence vertigineux et il n'y a pas de mots pour ça. Concrètement, tu peux observer des baleines bleues (les plus grands animaux ayant jamais existé) au large de l'île de Chiloé, des baleines à bosse dans le détroit de Magellan, et des rorquals dans le golfe Corcovado toujours avec des opérateurs certifiés qui respectent les distances. Sans oublier les pumas de Torres del Paine, observés lors de treks encadrés et les immenses colonies de manchots de Magellan.
10. La Nouvelle-Calédonie, une tentative française qui compte

Je termine par un cas français, parce qu'il dit quelque chose du chemin qu'il nous reste à parcourir. En 2023, la province des Îles Loyauté, en Nouvelle-Calédonie, a accordé une personnalité juridique aux tortues et aux requins, une première pour la France. La décision a été invalidée par le Conseil d'État en 2024 pour des raisons de compétence juridique, mais des acteurs locaux travaillent toujours à sa réécriture. Le geste, même retoqué, prouve que la France n'est pas complètement hermétique à ce mouvement (croisons les doigts).
Ce que tu peux y vivre : j'y suis allée, et le lagon de Nouvelle-Calédonie (le plus grand du monde, classé UNESCO !) est d'une beauté de zinzin. Lors d'une sortie en plongée, tu peux observer des tortues, des raies, des requins de récif dans une eau d'une transparence irréelle. De plus en plus d'opérateurs locaux encadrent ces sorties avec une vraie conscience de la valeur intrinsèque de ces animaux comme les habitants d'un territoire à qui l'on rend visite.
Ce que ces dix destinations nous apprennent
Il y a un fil rouge dans cette liste : la plupart de ces avancées viennent de pays où les cultures autochtones n'ont jamais séparé l'humain de la nature. La Pacha Mama andine, l'ahimsa indienne, la vision maorie du fleuve-ancêtre, les 29 règles bishnoïes, les cosmologies amazoniennes. Là où l'occident a passé des siècles à se placer au sommet du vivant, ces cultures ont toujours su qu'on en faisait simplement partie.
Voyager dans ces pays, ce n'est pas seulement observer une faune extraordinaire. C'est rencontrer des peuples qui pensent le monde autrement que nous, qui ne placent pas l'humain au-dessus de tout le reste. C'est une autre façon de concevoir notre place : il s'agit encore et encore de déconstruire notre place et notre existence sur cette planète où l'idée que l'animal comme ressource a trop infusé nos petits cerveaux. L'animal ne doit plus être ce petit-être fragile que l'on protège du haut de notre bienveillance mais un sujet qui a le droit d'exister pour lui-même.
Et ça, c'est peut-être le plus beau souvenir qu'un voyage puisse laisser.
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Sources
Constitution de la République de l'Équateur, Art. 71, 2008 ; affaire Estrellita (Cour constitutionnelle, janvier 2022) ; fleuve Vilcabamba (2011) ; forêt de Los Cedros (2021). Loi bolivienne des Droits de la Terre Mère, 2010, complétée en 2012. Costa Rica , Loi de conservation de la faune sauvage n°9106 (2013) ; interdiction de la chasse sportive (2012) ; fermeture des zoos publics, mai 2024 (ministère de l'Environnement ; La Presse). Inde, principe d'ahimsa (hindouisme, bouddhisme, jaïnisme) ; devoir constitutionnel de compassion envers les animaux (1950) ; reconnaissance des dauphins comme "personnes non-humaines" (2013) ; Project Tiger, recensement NTCA 2022 (3 682 tigres). Bishnoïs , 29 préceptes de Jambheshwar (1485) ; massacre de Khejarli (1730) ; sources : Franck Vogel (photojournaliste), Fondation GoodPlanet, WorldAtlas, Cahiers antispécistes. Nouvelle-Zélande, Te Awa Tupua Act (fleuve Whanganui), 2017. Panama, loi sur les droits de la nature, 2022. Colombie, Cour constitutionnelle, fleuve Atrato, 2016. Chili, interdiction de la captivité des cétacés, 2005. Nouvelle-Calédonie, personnalité juridique des tortues et requins (Îles Loyauté, 2023), invalidée par le Conseil d'État (2024). France, Code civil Art. 515-14 (2015) ; affaire de maltraitance, tribunal de Sens/JSS, mai 2026 (peine de 4 mois avec sursis).




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