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Nommer, c'est interpréter : ce que les langues du monde révèlent sur notre rapport aux animaux

22 sept.
13 min de lecture

Ça m'est arrivé plusieurs fois en voyage et ça me fascine à chaque fois : un guide nomme un animal dans sa langue, quelqu'un traduit et la traduction n'est pas un nom, c'est une phrase ou alors c'est intraduisible, il n'existe pas de mot dans ta langue pour désigner cet animal-là en particulier.


Parfois ça part carrément en description, en action, parfois en petite histoire complète. C'est l'inverse de notre logique : nous, on colle une étiquette et on s'arrête là, ailleurs, le nom raconte plutôt ce que l'animal fait, où il vit, comment il se comporte.


Un exemple qui parle tout de suite : en guarani, langue parlée par plusieurs peuples d'Amazonie, le caïman s'appelle yacaré, de jakare, qui signifie littéralement "celui qui se déplace en rampant". Pas besoin de dessin ! Le martin-pêcheur a aussi une jolie histoire au Japon : il s'écrit exactement les mêmes kanji que le mot "jade", c'est littéralement le même mot pour l'oiseau et la pierre précieuse, à cause de son plumage bleu-vert irisé. Le kangourou, lui, vient du guugu yimidhirr, une langue aborigène du nord-est du Queensland en Australie. Il dérive de gaNurru, qui signifie littéralement "grand animal noir", probablement en référence au kangourou géant. Le quetzal signifie de son côté "grande plume brillante", du radical quetz, "se dresser", en référence au plumage qui se dresse fièrement. Et Quetzalcoatl, la divinité aztèque la plus célèbre, associe justement quetzalli (la plume précieuse) et coatl (le serpent) : littéralement "le serpent à plumes". Un seul nom qui fusionne un oiseau et un reptile en une seule créature mythologique !



Un ranger de Fraser Island m'a aussi appris que "Dingo" vient du dharug, la langue des Eora, les premiers habitants de la région de Sydney. À l'origine, dingu désignait le chien domestique, celui qu'on a apprivoisé et qui vivait alors auprès des campements. Le chien véritablement sauvage, lui, portait un autre nom, warrigal. Ce sont les colons britanniques qui n'ont riiiiien compris et qui ont fini par tout confondre : du coup, aujourd'hui, "dingo" désigne exactement l'inverse de son sens d'origine : l'animal sauvage. Le contact colonial a complètement inversé le sens !


Et puis là où nous avons un mot unique, il peut y avoir un geste, un son, un comportement associé à la présence de l'animal. Par exemple, chez les Abénakis, peuple des forêts du nord-est de l'Amérique du Nord, l'aigle porte le nom de Mgezo et représente rien d'autre que le lien entre le monde des esprits et celui des vivants. Le castor, Tmakwa, est "le grand bâtisseur", nommé pour son organisation et son influence sur le clan. L'ours, Awasos, symbolise la médecine et la protection. L'ours polaire, lui, a autant de noms que de relations différentes avec l'humain qui le nomme. Chez les Inuits, il s'appelle Nanuq ("l'ours polaire"), mais le mot porte plus que ça : dans la mythologie inuite, Nanuq est "le maître des ours", celui qui décide si un chasseur mérite de réussir sa traque et punit ceux qui n'ont pas respecté les interdits rituels .Ce ne sont pas de simples termes zoologiques, leurs noms sont associés à leurs rôles, presque des fonctions sociales. Chaque fois que j'ai été confrontée à ça, je me suis dit la même chose : ils ne nomment pas le même monde que nous, on dirait qu'ils vivent dans un monde où ils voient d'ailleurs bien mieux : oui, l'animal a un rôle ! Et rien que son nom le dit ! Nommer parait basique et sans importance, un nom est un nom... mais ce n'est jamais un acte neutre ! C'est déjà une théorie entière sur ce qu'est l'animal et sur la place qu'on lui donne.



Nommer, c'est interpréter


Commençons par un constat qui devrait nous aider à être un peu plus humbles sur notre propre fonctionnement : la nomenclature scientifique, celle de Linné, nomme les espèces en latin selon leur place dans une classification. Alors oui, c'est un outil formidable, universel, indispensable même, mais il décrit une position dans un arbre, il n y a rien de poétique, ça raconte rien et encore moins la relation que l'on a avec l'animal.



Nos noms à nous, ceux du quotidien, révèlent surtout des jugements émis du point de vue humain. En voici quatre exemples qui parlent d'eux-mêmes.


Le requin doit peut-être son nom à une peur ancienne : une théorie étymologique, contestée mais largement reprise, le fait dériver de "requiem", la messe des morts, tant sa rencontre était redoutée des marins. Le bœuf et le taureau, eux, montrent une utilité crue et absolument atroce : on ne nomme pas de la même façon un mâle castré pour le travail et un mâle gardé pour la reproduction, la langue distingue l'animal selon ce qu'on attend et fait de lui...


La libellule tient son nom du latin libella, une petite balance, en référence à son vol stable et équilibré, le cloporte, lui, doit son nom à sa cachette favorite, sous les planches et les bûches, "clôt" et "porte" fusionnés en un seul mot qui décrit un habitat plutôt que l'animal lui-même.


Le sanglier, lui, vient du latin singularis porcus, littéralement "le porc solitaire", un nom qui décrit son comportement de mâle adulte souvent solitaire. Le "chat marron", lui, raconte une autre histoire : "marron" vient de l'espagnol cimarron, qui désignait à l'origine un animal domestique retourné à l'état sauvage, mais aussi, dans la langue des colons, un esclave en fuite. Bref, le même mot a servi à nommer un chat et un être humain qui refusait sa condition !


Le lynx a une histoire encore plus tordue : sa réputation de vue perçante, "avoir un œil de lynx", ne vient pas de l'animal lui-même, mais de Lyncée, un héros de la mythologie grecque réputé pour voir à travers les murs, les nuages et jusqu'au fin fond de l'océan. Le nom de l'animal et celui du héros partagent la même racine grecque, lugx, liée à l'idée de brillance et les deux se sont mélangés au fil des siècles. Le lynx a hérité d'un super-pouvoir qui appartenait, à l'origine, à un humain. On a nommé le monde à partir de nous : ce qu'il nous fait, ce qu'il nous rappelle, ce qu'il nous a coûté ou rapporté et parfois même ce qu'on a projeté dessus sans lien réel avec lui !


Lors de mes missions en Amérique latine, j'ai appris également sur le sens des mots : capybara signifie littéralement "maître des herbes", en référence à son régime herbivore et à son rôle dans l'écosystème, jaguar, en guarani yaguara, était un terme générique désignant n'importe quel grand prédateur mais pas spécifiquement le félin. C'est le suffixe -eté ("vrai, authentique") ajouté en guarani, jaguareté, qui a fini par désigner LE jaguar : littéralement "la vraie bête". Ah, il y a aussi le pirarucu (un poisson géant d'Amazonie) qui vient de pira (poisson) et uruku (rouge), littéralement "poisson rouge", en référence aux écailles de sa queue qui rougissent pendant la reproduction. Il y a même toute une légende autour de ce nom qui raconte qu'un homme cruel nommé Pirarucu aurait été transformé en poisson en punition de je-ne-sais-plus-quoi, bref il y a des histoires partout et dans tous les sens !


Ce qu'un nom peut contenir


Ces noms ne sont rien d'autres, en réalité, que des concentrés de savoir écologique.

Un nom qui décrit un chant contient une information d'identification acoustique, comme le coucou, dont le nom imite directement son cri dans une bonne partie des langues européennes. Un nom qui décrit un comportement de chasse contient une connaissance du régime alimentaire, comme le "gobemouche", qui annonce littéralement ce qu'il fait. Un nom qui associe un animal à un arbre ou à une saison contient une information sur son habitat et son cycle, comme le "pic épeiche" ou le "loriot d'Europe" dont plusieurs noms populaires régionaux le lient directement à la période des cerises, sa saison de prédilection.





Un nom qui évoque un mouvement contient également un indice de reconnaissance à distance, exactement comme le "traquet motteux", dont le nom vient de son comportement de tressautement caractéristique sur les mottes de terre.


Apprendre le nom local d'un animal, c'est souvent apprendre du même coup comment le reconnaître et où le trouver. Le nom devient parfois une porte d'entrée directe vers l'animal, presque un raccourci vers son identité entière : sa silhouette, son cri, son habitat... tout ça condensé en un seul mot, plus ou moins long, il faut l'admettre !


Les rennes sames, pour moi, c'est le sommet absolu du genre. Les Samis, peuple éleveur de rennes du grand Nord scandinave, ont un vocabulaire d'une précision folle, CHAQUE mot encode une situation entière :

  • Čearpmat-eadni désigne une renne femelle qui a perdu son petit de l'année, mais qui est encore accompagnée du petit de l'année précédente. On a la situation familiale complète en un seul mot !

  • Ruvggáladat désigne un renne qui s'est enfui du troupeau.

  • Menodahkes décrit un renne qui évite qu'on le retienne, un vrai trait de caractère.

  • Iđat désigne un renne étranger qui apparaît soudainement dans le troupeau.

  • Rien que pour la couleur, il existe des mots distincts : gabba (blanc pur), jievja (blanc), muzet (noir), čuoivvat (gris ou tacheté de blanc).

  • Et pour l'âge : un mot différent existe pour chaque année de vie du renne, jusqu'à sept ans et plus (nammaláhpat).


Bref, c'est énorme, dans un troupeau de plusieurs centaines d'animaux, un éleveur peut identifier chaque individu rien qu'à sa description. D'ailleurs, chez les nomades de Mongolie, on retrouve à peu près le même fonctionnement ou du moins la même philosophie : le cheval est tellement central que la langue a développé des centaines de mots rien que pour ses couleurs de robe, son âge, son sexe et son tempérament.


C'est ce qu'on appelle le savoir écologique traditionnel et l'UNESCO le documente depuis des années, via son programme LINKS (Local and Indigenous Knowledge Systems), comme un corpus de connaissances à part entière, transmis oralement, affiné sur des générations d'observation. Le programme collabore aujourd'hui avec des communautés du Pacifique, d'Afrique et d'Amérique latine pour documenter ces savoirs avant qu'ils ne disparaissent, notamment ceux liés aux changements climatiques observés localement bien avant que la science occidentale ne les mesure.


Les noms qui protègent, les noms qui condamnent


Il y a un autre versant, plus politique cette fois-ci.



Un nom peut aussi condamner un animal. En français, pense à tous les noms qui portent en eux un jugement : "sale bête", "nuisible", "vermine", "mauvaises herbes". Le mot "nuisible" a été officiellement remplacé dans la loi française par "espèce susceptible d'occasionner des dégâts", mais le glissement est révélateur : on a changé l'étiquette sans changer la logique. Bref, ça change rien.


Le Brésil offre un exemple concret de cette bataille qui continue : quand les colons portugais sont arrivés, ils ont tenté de renommer une bonne partie de la faune locale à leur façon : le jaguar est devenu "onça", le tapir est devenu "anta". Mais pour une majorité écrasante d'espèces, c'est le nom indigène qui a fini par s'imposer malgré tout, sabiá pour un oiseau, tamanduá pour le fourmilier, jabuti pour une tortue, perereca pour une grenouille. Renommer un animal, c'est aussi une façon d'effacer le peuple qui le connaissait en premier quand on y réfléchit bien et le fait que tant de noms tupis aient survécu à des siècles de colonisation, c'est peut-être la meilleure preuve qu'un nom, une fois qu'il colle vraiment à ce qu'il décrit, résiste même à ceux qui voudraient l'effacer!


À l'inverse, dans de nombreuses cultures, certains animaux portent des noms de parenté. Chez les peuples de la nation Anishinaabe, en Amérique du Nord, les clans (doodemans) portent des noms d'animaux, huard, grue, ours, martre, cerf... et tous les membres d'un même clan se considèrent comme descendants et parents les uns des autres, à travers cet animal. Dans certains récits transmis oralement, l'ours est carrément nommé "premier grand-père", à l'origine d'une lignée humaine entière selon le mythe fondateur. Chez les Kets, un peuple de Sibérie, l'animal est carrément appelé "grand-père" ou "beau-père" et dans l'est du Groenland, il porte le nom de tornassuk, "le maître des esprits auxiliaires". Le même animal, quatre peuples, quatre relations complètement différentes ! On les appelle grand-mère, frère, ancêtre et c'est pas qu'une jolie métaphore : c'est un statut avec des obligations qui vont avec. On ne traite pas de la même façon un être qu'on nomme "nuisible" et un être qu'on nomme "grand-père".


C'est un principe documenté en linguistique : la façon dont une langue catégorise le monde influence, sans le déterminer totalement, la façon dont ses locuteurs perçoivent et traitent ce qu'elle catégorise. Nommer un renard "nuisible" révèle donc toute une quantité de choses...


Ce que j'essaie de dire, c'est que le nom précède le comportement qu'on va avoir enverw cet animal, il autorise ou il interdit. Un loup nommé "grand méchant loup" dans nos contes d'enfance porte déjà, avant toute rencontre réelle, une sorte de sentence. Un requin nommé "monstre" dans un titre de presse justifie d'avance qu'on le tue après une attaque, alors qu'un même événement raconté sous l'angle de "un animal dans son habitat" appelle une tout autre réponse. Les mots ne décrivent jamais neutralement, ils orientent déjà l'action et l'opinion qui vont suivre. (Oui, je sais, je suis accro à la sémantique, mais avoue que toi aussi maintenant, un peu.)


Quand une langue meurt


C'est en écrivant mes guides sur la Patagonie, édition après édition, que j'ai découvert et creusé ce sujet, et que je me suis rendu compte qu'il restait de moins en moins de personnes capables de parler la langue de leurs ancêtres dans cette région du monde.


Le 16 février 2022, alors que j'étais sur le terrain, Cristina Calderón est morte au Chili, à 93 ans. Elle était la dernière personne au monde à parler couramment le yagán, la langue d'un peuple de Terre de Feu, à l'extrême sud de l'Amérique du Sud, voisin des Selk'nam eux aussi presque entièrement disparus. Depuis la mort de sa sœur en 2005, elle était seule, sans personne à qui parler dans sa propre langue. Aucun de ses sept enfants ni de ses quatorze petits-enfants n'a voulu l'apprendre...



Le yagán comptait un mot devenu célèbre bien au-delà de la linguistique, mamihlapinatapai, reconnu par le Guinness World Records comme l'un des mots les plus difficiles à traduire au monde : il désigne le regard échangé entre deux personnes qui espèrent, chacune, que l'autre initiera quelque chose qu'elles désirent toutes les deux mais qu'aucune n'ose commencer. Obligé de verser une larme : non, mais la beauté du mot quoi !


Autre chose qui devrait nous interpeller encore plus : alors que j'écrivais un nouveau guide sur la Patagonie, leur langue voisine, le tehuelche, s'est éteinte en 2019 avec la mort de Dora Manchado, seulement trois ans avant Cristina Calderón et le yagán. Deux langues sœurs de la même région de Patagonie, mortes à quelques années d'écart, presque sous nos yeux, presque sans qu'on s'en aperçoive.


Une langue qui s'éteint, c'est tragique. Elle emporte un système d'observation entier, des siècles de connaissance sur les comportements, les migrations, les cycles, les relations entre espèces....C'est catastrophique, surtout quand ce savoir n'a souvent jamais été écrit, jamais publié, jamais traduit. La plupart du temps il vivait et circulait via la bouche des gens.


Autre chose : les zones de plus forte diversité linguistique du monde coïncident largement avec les zones de plus forte biodiversité. L'Amazonie, la Nouvelle-Guinée, l'Afrique centrale, comme si la richesse du vivant et la richesse des façons de le dire allaient de pair. Mais quelque part, ça paraît logique : plus un milieu est complexe, plus il demande de mots pour être habité correctement. Quand une langue s'éteint, c'est tout un système d'observation du vivant qui disparaît avec elle, sans que personne, la plupart du temps, ne s'en aperçoive.


Côté pratique !


Trois choses très pratiques, tirées de tout ça :


Demande les noms locaux. Quand un guide te montre un animal, demande comment on l'appelle dans sa langue et surtout ce que ça veut dire. Tu vas apprendre bien plus qu'un mot. Et tu vas lui montrer que tu t'intéresses à son savoir, pas seulement à sa prestation !


Apprends à décrire avant de nommer. C'est l'exercice que pratiquent naturellement les langues qui décrivent : observer la couleur, le mouvement, le son, le contexte. Ça t'entraîne à voir mieux et ça t'aide à identifier ensuite.


Méfie-toi des noms qui jugent. Chaque fois que tu entends "nuisible", "envahissant", "sale bête", demande-toi qui a décidé ça et sur quel critère. Ces mots ne décrivent pas l'animal, ils décrivent notre rapport à lui. Basique !


L'envie de mieux nommer


Je veux être prudente sur un point, parce que c'est un terrain où l'on glisse facilement.

Je ne suis pas en train de dire que ces savoirs seraient magiques, ni que les peuples qui les portent auraient un lien mystique au vivant que nous aurions perdu. Ce serait à la fois faux et condescendant : encore une fois, ces savoirs sont le fruit d'une observation méthodique, transmise, corrigée, affinée sur des générations. Je ne suis pas non plus en train de dire qu'il faudrait s'approprier ces noms ou en faire un produit d'appel touristique. Ils appartiennent à ceux qui les portent et l'UNESCO comme les chercheurs insistent : ces savoirs ne s'extraient pas de leur contexte.


Ce que je crois, plus modestement, c'est que découvrir qu'il existe d'autres façons de nommer le vivant nous fait un bien fou, c'est hyper intéressant, tellement enrichissant, passionnant même. Ça nous rappelle que notre façon de découper le monde n'est pas la seule possible, ni forcément la meilleure au cas où on ne s'en serait pas rendus compte. Et ça nous donne envie de mieux nommer, chez nous aussi.


Le jour où nous appellerons le renard autrement que "nuisible", quelque chose aura changé et ce sera pas seulement dans le dictionnaire mais certainement dans ce que nous nous autorisons à lui faire !


Avec ANIMA, je construis des voyages qui laissent la première place aux guides locaux et à leur savoir, parce que c'est là que se trouve la vraie connaissance du terrain. Si tu veux voyager comme ça, écris-moi.


Sources

Observations sur le terrain et en missions au Costa Rica (2019), Australie (2017-2022), Fidji (2018), La Réunion (2026), Colombie (2024). Savoirs écologiques traditionnels transmis oralement et affinés sur des générations, programme LINKS : UNESCO. Non-appropriation des savoirs autochtones, respect de leurs détenteurs : UNESCO. Corrélation entre zones de forte diversité linguistique et zones de forte biodiversité : travaux en ethnobiologie et en linguistique de la conservation. Nomenclature binominale et classification : Carl von Linné. Remplacement du terme "nuisible" par "espèce susceptible d'occasionner des dégâts" dans le droit français : Code de l'environnement. Étymologie de "sanglier" (latin singularis porcus) et de "cloporte" : lexicographie française, Trésor de la langue française. Étymologie de "marron" (espagnol cimarron) : Dictionnaire historique de la langue française (A. Rey). Étymologie contestée de "requin" (possible lien avec "requiem") : hypothèses lexicographiques françaises. Étymologie de "libellule" (latin libella) : Trésor de la langue française. Étymologie de "lynx" et confusion avec le mythe de Lyncée l'Argonaute : Connexion France ; antiquitatem.com ; Distinctly Montana Magazine. Origine du mot "kangourou" (guugu yimidhirr, gaNurru, "grand animal noir") et démenti du mythe de la mauvaise traduction : R.M.W. Dixon, "The Languages of Australia" (1980) ; Slate. Origine du mot "dingo" (dharug dingu, "chien apprivoisé", distinct du chien sauvage warrigal) : R.M.W. Dixon, "Australian Aboriginal Words in English" (1990) ; Wikipedia. Animaux totémiques chez les Abénakis (Mgezo l'aigle, Tmakwa le castor, Awasos l'ours) : Sonia Fiset, Abénakise de W8linak, "Les animaux totems chez les Abénakis". Clans (doodemans) et animaux ancestraux chez les Anishinaabe : Introduction à l'anthropologie (OpenStax), LibreTexts. Mort de Cristina Calderón, dernière locutrice du yagán, le 16 février 2022 à 93 ans, et le mot mamihlapinatapai : NPR, Reuters, Guinness World Records, Brazilian Report. Extinction du tehuelche (aonikenk) en 2019 avec la mort de Dora Manchado : Ethnologue, Wikipedia (référencé ISO 639-3 teh).

 
 
 

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